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Utah

8, 9 Août. A Manila, nous sommes entrés en Utah, nous avons longé la Flaming gorge, un canyon qui abrite la green river. Au Wyoming, nous avons failli passer à Montpelier et à Paris, le même jour, les 2 villages ne sont séparés que de quelques km. Nous nous sommes rattrapés en Utah, nous sommes passés par  Naples.


 

Et puis, nous avons fait une petite incursion au Colorado. Nous y sommes arrivés par le village de Dinosaur. On peut parait il visiter dans le coin une carrière à bébêtes, mais faire des km de marche en plein soleil pour voir 3 ossements, c’est pas notre truc, nous, on roule et à la mi journée, on va plutôt chercher un tuyau pour se mettre au frais.  On ne va pas vous raconter tous les tuyaux qu’on a visités sous les routes, mais sachez que c’est un bon plan, c’est parfait pour pique niquer voire faire la sieste.


 

10 Août. Douglass pass, 2500 m d'altitude environ. On l'a senti passer celui là. Pas pendant les 58 km d'approche, en pente très douce, de la rigolade. Mais évidemment, le dénivelé, faut bien le trouver quelque part. Alors ici, c'est simple, ils te le réservent pour les derniers km, toujours. Donc aujourd'hui, la finale, c'est 4 km à 8 % et des petits coups de cul à 11%, par une température avoisinant les 40 degrés. Du coup, t'as la cervelle qui part de travers, tu commences à te poser des questions et à en vouloir à la terre entière, c'est la dernière fois, c'est sûr, on va p'têtre voyager en voiture dès demain. Tu souffres, tu pestes, tu pousses ton vélo en soufflant comme un boeuf, mort de honte et la rage au ventre. Mais une fois en haut, tu te mets à rigoler comme un con, finalement des efforts comme ça, ça ne te fait pas mourir, ça t'apprend juste l'humilité. Et tu sais déjà qu'il y en aura plein d'autres des cols comme ça sur ta route pour San Francisco, tu ne vas pas te dégonfler quand même !

 

 

11 Août. Ce matin, au chant du coq, on se fait doubler par un cycliste qui roule à une vitesse supersonique. Beau vélo, beau gars, enfin...le peu que l'on a pu en voir. La tenue idoine, bandana, joli maillot et le cuissard qui va bien. Il nous adresse un rapide salut. Oh, un ricain à vélo, ça alors ?? Il est pressé, sans doute fait il ses 10 miles à toute vitesse, juste avant d'aller bosser. Et puis, on le retrouve plus tard. Le supposé ricain s'appelle Bernard. Il habite Paris, il traverse les US en vélo et a déjà roulé environ 4000 km dans le pays de l'oncle Sam. Nous échangeons quelques banalités de cyclistes. Je cherche sur le Gogole son adresse email car nous avons omis de les échanger (pratique courante entre voyageurs) pour lui envoyer une photo. Et là, je trouve ça.

Nous en sommes baba...................


 12 Août.  "Non, mais regarde-moi-les, les autres, devant... Ils s'inquiètent, ils comptent les kilomètres, ils se demandent où ils vont coucher ce soir, et combien il faut pour l'essence, quel temps il va faire, comment ils vont y arriver... alors que, de toute façon, il vont y arriver, tu vois. Mais il faut qu'ils s'en fassent, ils seront pas tranquilles tant qu'ils n'auront pas trouvé un tracas bien établi et répertorié ; et quand ils l'auront trouvé, ils prendront une mine de circonstance, un air malheureux, un vrai-faux air inquiet, et même digne, et pendant ce temps-là la vie passe, ils le savent bien, et ça AUSSI ça les tracasse indéfiniment". Jack Kerouac (Sur la route)

Nous y sommes finalement arrivés à ce foutu emplacement de camping, mais à la nuit tombante.

 

Il faut dire que nous avons eu une journée un peu spéciale.


Acte 1. Nous prenons le petit déjeuner chez Shannan et John, avec leurs 2 enfants, Mickael et Elisabeth , dans ce village fantôme en plein désert. Ce sont les seuls habitants, avec une autre femme, à l'autre bout du village, mais ils ne se parlent pas... Je demande à Shannan si son village n’a jamais inspiré des metteurs en scène, car j’imagine que ce  décor plus qu’insolite  pourrait en attirer plus d‘un. Bien sûr que si…., on y a tourné « Thelma and Louise » de Ridley Scott, meilleur scenario 1991. Ce film culte du mouvement féministe, qui met en scène 2 femmes dont l’excursion d’un week end se termine en cavale à travers les Etats Unis. La scène où Louise échange ses bijoux contre le chapeau d’un vieillard, ainsi que plusieurs plans dans la poursuite finale, (en particulier quand la voiture des héroïnes fonce dans un cabanon en bois) ont été tournés à Cisco. Wim Wenders est venu aussi à Cisco pour y  tourner  ici quelques scènes de « Don’t come Knocking « , nominé à Cannes 2005
Un décor surréaliste, amas de ferraille, cabanons défoncés…., vestiges d’une ville minière.
Ville saccagée et pillée, le décor est apocalyptique…..une vision d’une future Amérique en pleine décadence, qui sait ?


Qu’est-ce qu’on fout là?

Ne jamais trop planifier son parcours, se laisser un peu aller en voyage, voilà notre état d’esprit. Nous ne sommes pas complètement dingos quand même, donc quand on a repéré une étape en plein désert, on embarque beaucoup d’eau et on veille à ne pas rouler aux heures les plus chaudes. C’est donc après une longue pause sous un bosquet d’épineux qu’ hier, nous avons repris la route pour gagner Cisco. En effet, c’est le but que nous nous sommes donnés car la carte indique cette petite ville, et qui dit petite ville dit « eau » et emplacement pour poser sa tente. Là, il y a maldonne, à Cisco il n’y a pas d’eau. En tout cas pas d’eau courante, John va la chercher à la source à 29 miles (48 km) avec un énorme réservoir. Oh, il est bien équipé , il ne manque pas d’engins : 4 X 4, pick ups, tracteurs, pelle mécanique…..La maison du reste est confortable, clim., tout l’électroménager, TV, téléphone,  internet car il y a toujours l’électricité. Il y a même des tentes de l’armée, toutes montées et on nous propose de dormir dans l’une d’elles. John était engagé dans l’armée et il a eu un pied abimé au cours d’une manœuvre, il a donc été pensionné. Shannan a travaillé  dans le tourisme et la restauration, depuis qu’elle vit ici, elle élève ses enfants, leur fait l’école, s’occupe des quelques animaux, s’adonne à la danse orientale…. C’est une ambiance très décalée, mais nous passons vraiment de bons moments dans cette famille, et eux aussi, manifestement. Au final, tout le monde est content.


Acte 2. Alors que nous roulons sur la très belle route 128 qui longe la rivière Colorado, nous cherchons un peu d’ombre. Nous trouvons mieux que cela. Un superbe ranch destiné maintenant à accueillir les touristes.

Vue depuis le ranch

Complexe hôtelier de très bon goût. On fait un peu « clochards célestes » et du coup hésitons à franchir la belle porte de verre décorée avec raffinement. Nous y recevons  un très bon accueil. Il y a même un employé qui se propose de garer nos vélos. Au bar, nous faisons causette avec des jeunes filles françaises rigolotes et finaudes, en vacances avec leurs familles et un peu plus tard avec la charmante maman Marie Noëlle.


 

Mais voilà, à pipeletter à gauche et à droite…on n’avance pas beaucoup, quand nous reprenons nos fidèles destriers, le soleil commence à décliner…mais c’est super pour les photos, alors vas y que je m’arrête pour faire la p’tite dernière …..C‘‘est ainsi qu’on finit la journée en pédalant comme des damnés.

Acte 3 . Assis sur un banc en ferraille , nous dégustons un sandwich poulet mayonnaise récupéré au ranch. Le bain, nous l’avons pris dans le Colorado cet après midi pour rafraichir nos couennes brûlantes. Nous nous glissons dans la tente, éclairés par un beau clair de lune,  nous sommes heureux.

 

Quelques photos de Cisco :

 

 

 


 



La fameuse fin de Thelma et Louise, avec la merveilleuse chanson de Marianne Faithfull :


 


14 Août. On découvre qu' en quelques jours, vous avez été très très nombreux à mordre à l’hameçon…, vous savez, le truc où il ne fallait pas cliquer ! Bande de curieux ! Vous vous ennuyez ou quoi ? Faites gaffe, Big brother vous surveille, on peut même savoir qui a cliqué.


Non, ça c’est des conneries, oulà, il y en a qui commençaient à flipper…


En fait, c’était juste un test pour savoir si vous étiez toujours concentrés sur la lecture, savoir s’il faut continuer ce blog. Parce que mine de rien, c’est du boulot, et le stress de la page blanche, le soir après une journée de pédale, quand y a l’idée qui vient pas….


On va arriver sous peu à Moab, un lieu très touristique, ça va être chiant, va falloir lever son derrière de la chaise longue pour aller visiter des trucs et des machins….Bon, ça fera des photos, on vous gavera avec ça.



 

 

15, 16 Août. 2 jours consacrés à la visite du parc Arches, considéré comme l’un des plus beaux parcs de l’Ouest américain. N’ayant pas le temps de trier nos photos, nous vous en livrons juste quelques unes. Les acharnés peuvent aussi cliquer ici pour découvrir une partie des merveilles.



Pour voir les arches, il faut souvent marcher, et pour camper, il faut réserver des mois à l’avance en haute saison. Il nous a fallu sortir tous nos talents de négociateurs auprès du gardien, qui a finalement accepté, mais en nous demandant d’attendre la nuit pour nous poser et décamper au petit matin….. Ce qui nous conforte dans l’idée qu’il vaut mieux toujours discuter pour avoir une prise sur les événements plutôt que les subir.

 


 

On va planter la tente

 


On va déplanter la tente



 
Regardez bien cette boule.
 
 
La revoici :

 



 
Et hop, toujours elle, mais de plus près :


 

Le poids de ce rocher, appelé balanced rock (juste la boule ) est estimé à 3000 tonnes


Le parc Arches contient aussi d'impressionnantes parois :



 

17 Août. Fedex express : livraison rapide de vélos couchés !  En quittant Moab, nous ne sommes plus qu’à 1200 m d’altitude, la chaleur est accablante. Alors que nous sommes descendus de nos machines pour boire un coup , une camionnette Fedex s’arrête à notre niveau et nous propose un lift. Thomas est un grand cycliste, il a peu de mal à nous convaincre que la suite de la route est très difficile par le plein cagnard et nous embarque. Nous prenons des routes secondaires pour faire les livraisons, à fond. Thomas nous raconte par le menu et avec beaucoup d’emphase les étapes du tour de France. Quand arrive la prestation de Cadel Evans le dernier jour, il est complètement exalté. Les Gérard Holtz et consors peuvent se rhabiller, des mickey à côté de Thomas. Celui ci ne tient plus le volant, il a besoin des mains pour raconter, il fait des moulinets avec les bras, frayeur. On ne s’est jamais senti aussi vulnérables depuis notre départ fin juin, on a préféré et de loin rouler sur l’autoroute un jour où nous n’avions pas d’autre route….Nous arrivons cependant à bon port, Thomas nous jette au centre de la petite ville de Monticello et repart à fond. Nous n’avons pas le temps de redémarrer qu’un gars nous aborde et nous propose de passer la soirée chez lui. Cool. Patrick est dentiste, Christèle est mécano sur avions, mais ils ont beaucoup travaillé dans l’humanitaire et maintenant confectionnent et vendent des pizzas. Une famille adorable. A la nuit tombante, un de leur 8 enfants, Andy, nous emmène faire un petit parcours en 4 X 4  ainsi que du tir à la carabine dans la montagne. C’est son truc.  Retour à la maison, pizza, et refaisons le monde jusqu’à point d’heure. Bilan des courses : un livre et un CD sur les Mormons dans les bagages. Mais avant tout une rencontre fantastique !

 


18, 19 Août une courte étape nous mène à Ganding. Et là, nous changeons nos plans: au lieu de prendre plein Ouest, filerons plein sud, car nous sommes maintenant très près de Monument Valley. Moyennant un détour d’environ 150 km, nous pouvons accéder à cet endroit Mythique. Nous traversons le villages de Bluff, c'est pas du bluff (oups....moyen moyen....) et nous faisons étape à Mexican Hat (chapeau mexicain) du nom d’un rocher à l’entrée du village qui ressemble à un sombrero.

 

 

20, 21 Août. Le long de la route,des pancartes qui indiquent les villages de Kayenta, Oljato, Halchita, des noms qui sentent déjà la terre rouge. Les sioux ne sont pas loin. Nous commençons à en rêver, mais il faut  rester concentrés sur la route  car la rampe de 9% qui se dresse devant nous mérite un peu d‘attention.  Nous aurions pu éviter cette montée en levant le pouce. Sans doute un pick up de Navajo se serait il arrêté. Trop facile.

 

 

Nous aurions pû monter à l’arrière des motos de Todd et Linda, avec qui nous avons passé la soirée, trop rapide. Non, nous voulons savourer cette approche, découvrir les buttes si célèbres après avoir laissé des litres de sueur sur la route, ça c’est bon… Pour sûr, nous sommes servis. Quelle transpirée, pourtant nous sommes partis très tôt, au lever du jour. Mais alors, quand on en bave sur cette highway 163 et que tout à coup, les premières buttes sortent de l'horizon, ça fait un coup au coeur.

 

Et quand on atteint le visitor center, situé sur la hauteur, à 4 miles de la highway, et qu'on se trouve tout-à-coup devant les trois buttes emblématiques, West et East buttes et Merrick Butte, ça refait un coup au coeur.

 

 

Ils ont construit ici un  hôtel, bien intégré dans la falaise, qui ne dénature pas trop le lieu. Evidemment, pour y dormir , les places doivent être chères, à tous les sens du mot. Nous restons un grand moment sur ce site magique. Retour sur la highway puis direction Goulding, qui est juste un lieu dit où on trouve un autre hôtel, une station service, un supermarché bien achalandé et....le camping, en plein cagnard. Oh, ils ont bien essayé d'y faire pousser des arbres, mais ils sont bien maigrichons. Nous jouissons cependant d'une superbe vue, c'est déja pas mal. Pourquoi ce nom >Goulding" ? En 1923, Harry Goulding et son épouse Mike viennent vivre et travailler ici avec le peuple Navajo dont ils obtiennent vite la confiance. C'est en 1928 qu'ils construisent le trading post. Leur commerce est basé sur l'alimentation et les articles de maison. Dans les années 30, Harry a une idée géniale: Il se rend à Hollywood pour rencontrer John Ford et lui montrer des photos de Monument Valley. Impressionné, John Ford décide d'y tourner son prochain western, "La chevauchée fantastique". Monument Valley et le tout jeune acteur John Wayne sont lancés. Ça ne s'arrêtera plus. En rentrant à Mexican Hat (nous avons du faire un aller retour pour visiter Monument Valley), nous prenons une piste de terre rouge pour aller voir un peu ce qui se passe dans un tout petit village, en fait quelques cahutes en préfabriqué, des bagnoles un peu partout. Nous finissons à pied, car nous avons du mal à rouler dans le sable. Nous ne rencontrerons pas âme qui vive, tout le monde doit être au boulot, c'est la haute saison touristique et ce sont les Navajos qui sont aux manettes dans tous les commerces et pour toute excursion dans le désert.

 


 



22, 23, 24, 25, 26 Août. En route pour Escalante. Quelques superbes journées, sous un soleil de plomb. Il nous tarde de prendre un peu d’altitude, la chaleur nous ruine. Cette partie est assez difficile, à cause des pentes, de la chaleur et du relatif isolement. Nous devons parcourir de grandes distances sans rien, pas d'ombre (ou si peu), pas de ravitaillement possible (ou si peu), en tout cas dans la première partie. Pour les provisions de bouche, il y a intérêt à être prévoyant….en tout cas ne pas compter sur la générosité de ceux qui nous doublent.  L’indifférence totale. Ici aussi, c’est casse toi, pauvre con. Pas une fois on ne nous a proposé un peu d’eau fraîche…pourtant ils en ont plein leur camping car…avec les victuailles qui vont bien.

Nous commençons par prendre  la route 261 qui part de Mexican Hat. Elle nous mène, moyennant un petit détour à un plateau qui domine les Goosenecks, ( littéralement Cou de l'oie).  Les Goosenecks sont des méandres presque fermés sur eux-mêmes. Les méandres sont si serrés que la rivière parcourt cinq fois plus de chemin qu'elle n'avance vers son embouchure dans le lac Powell.

 

 En cliquant sur la photo ci dessus, vous aurez une vue aérienne plus impressionnante


Puis, la route aborde son premier lacet et c'est la rude escalade de Mokee Dugway (route en corniche ) qui commence.

 

Après une rapide  visite de national bridge monument (un parc contenant des ponta naturels) qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable, la route descend vers le lac Powel dans un décor rouge de toute beauté. Le lac nous offre une baignade bien méritée….mais une chaleur infernale. Nous y dormons à la belle étoile, après avoir fait les courses dans la mini épicerie qui ouvre quelques heures par jour.  Puis, la route s’élève, parfois brutalement, dans un canyon de roche écarlate. Arrivés à Torrey, après un fort dénivelé, nous nous offrons le bon restau encensé par notre guide.

 

Nous devons prendre des forces car nous savons que par la suite, la route sera terrible pour nos jambes, déjà bien endolories. Les constructeurs de route ne font pas dans le dentelle et taillent droit dans la montagne, nous offrant des passages jusqu’à 14 %. Dans ces cas là, nous faisons du poussage, en jurant contre l’absurdité du monde. Nous passons ainsi un col à 2926m, un des plus hauts de ce voyage.

 

Oui, il est descendant celui ci.....mais comme au Canada, les pentes ascendantes ne sont jamais signalées

 


 

A partir de Torrey, la route 12, menant à Escalante est sublime.

 

Trouvez Bruno, un tout petit point blanc....


 

Commentaire de Wikipédia : Récompensée du prestigieux titre de National Scenic Byway, la route émerveille les touristes grâce aux paysages qu’elle traverse. Durant tout son parcourt, la route serpente dans des plateaux rocheux et des canyons dont les roches remontent à l’époque préhistorique du Crétacé. Ces massifs rocheux de couleurs rougeâtre et jaunâtre sont recouverts de forêts d’épineux.

Nous sommes passés par le fameux The Hogback (dos de cochon, nous, on dirait dos d'âne)... avec un paysage étonnant de buttes striées blanches. La particularité de cette portion est que la route est sur la crête et que tu n'as que quelques mètres, sinon, c'est le grand plouf de chaque côté ! C'est splendide et toujours aussi étonnant. Difficile par contre de faire des arrêts car peu de place pour garer nos avions.

 

28 Août.

Escalante  est réputée pour ses canyons, mais sans véhicule 4 X 4, pas question de les atteindre. Pas grave, ce sera un prétexte pour revenir.

On the road again, again (sur la route à nouveau)
On the road again, again

La mer revient toujours au rivage

Dans les blés mûrs y a des fleurs sauvages

N'y pense plus, tu es de passage

On the road again, again
On the road again, again

La mer est loin, y a pas de blés mûrs et les fleurs sauvages sont aussi celles des cactus..., laissez nous vous en montrer quelques unes.

  

  

 

Un col à passer, et après un bel orage, nous nous installons à kodachrome basin.

 

La renommée de ce parc tient à sa magnifique palette de couleurs et à ses colonnes qui s’élancent vers le ciel. La visite de Kodachrome Basin fait faire un détour, mais nous ne regrettons pas, ce camping est sans contexte le plus agréable de tout le séjour. (Merci Yannick et Valérie pour nous l'avoir conseillé ! )


La nuit tombe : faites de beaux rêves ! 

 

29 Août. Wanted (avis de recherche). Claude et Alain, copains annéciens en tour du monde depuis 6 ans (???!!!!!!……2 ans en Afrique, le reste en amérique, au sud, au nord, un peu partout. leurs blogs : Africacy.         Et  Exploracy) recherchent 2 fainéants couchés sur des vélos. Ils nous traquent depuis ce matin et finissent par nous trouver à Bryce canyon. Voilà un moment qu’on essaie de se trouver quelque part, c’est chose faite, et c’est très très  sympa, La soirée crêpes dans le camping car à papoter et à refaire le monde, la superbe promenade le lendemain, dans le canyon, où les rouges orangés  flirtent avec le bleu du ciel, comme si la nature tenait à respecter la complémentarité des couleurs. Magique. La suite n’est pas en reste, nous repartons  sur la piste cyclable qui suit le red canyon, les couleurs sont hallucinantes.

 








 

31 Août.  tagada tagada, voilà les Dalton !
Vous connaissez Joe, William, Jack, Averell, mais vous ne connaissez pas encore le plus sympa.
Nous roulons dans une large vallée, avec un vent de folie dans le dos, ça déménage. En un rien de temps, 60 km dans la poche. Nous nous doutons que cela va se gâter, car à la jonction, nous bifurquons de 90 degrés, nous l’aurons de côté ce fichu vent. Arrivés à ladite jonction, un premier gus en motoculteur vient nous apporter une information capitale : un jeune mormon suédois officie ici, on peut le rencontrer. Chouette !!! On pourrait même lui refiler de la doc, hein….qu’est-ce que t’en dis ???


 
Visez un peu la gueule du clebs, en plein vent !

Arrive maintenant Rick Dalton, à pied. Après les salutations d’usage, Rick nous annonce qu’il ne serait pas prudent que l’on s’engage sur cette route, trop pentue, 1500m de dénivelé pour 15 km.
Nous, les cons, et prétentieux de surcroit : « oh, mais ça ne fait jamais que du 10 %, on en a vu d’autres. »
Lui, le connaisseur (il y a 59 ans qu’il n’a pas bougé d’ici…) : « oui, en moyenne, mais avec des rampes de plus de 15 % »
Nous, cons et têtus : « on doit passer, on poussera s’il le faut »
Lui, vaguement narquois en face de ces 2 benêts : « dans des gros cailloux, ça va pas être facile… » Et il part.
Arghhhhhhhhh !!!!!!!!!!!! Voilà le blême, la route n’est pas asphaltée. Réunion au sommet : que faire ? Revenir en arrière pour prendre un autre col, hors de question, cela voudrait dire 60 km vent dans le nez, dormir là et partir demain pour l‘ascension, quand le vent sera calmé ? Nous en sommes là quand Rick revient, en pick up : « allez, montez, je vous emmène au col !!!! » Trop fort !!!
On passe chez lui prendre une corde et on rencontre Madame, prof d’art. Elle a déjà programmé ses vacances de l’été prochain, l’’Italie, avec ses copines. En chemin vers le col, brinqueballés sur cette piste hyper merdique, on demande à Rick s’il ira aussi en Italie. Il se marre comme un bossu, non, il préfère rester là, tranquille. Il est déjà tard quand le 4 X4 de Rick s’éloigne, et pendant la descente du col, bien vivifiante, j’imagine Madame Dalton en pamoison dans la galleria  degli uffizi, pendant que Rick se la coule douce avec ses vaches et ses chevaux, dans un patelin au milieu de nulle part.





1er Septembre. Encore le vent, le vent furieux, qui balance monstre poussière et renverse tout sur son passage, il a même failli renverser vos cyclistes préférés aujourd’hui. Nous nous sommes arrêtés un grand moment au Subway ( un genre de mac Donald’s en mieux) pour manger et nous reposer un peu car on a vraiment lutté. Vers les 16h, nous  reprenons la route pour grimper un col. En le descendant, nous cherchons un endroit pour poser la tente, mais on ne peut pas s’arrêter, tellement la descente est grisante et belle sous le soleil couchant :  nous glissons dans de l’or. Je sais que je garderai en mémoire cette ambiance mais essayer d’ imprimer cette  image dans la mémoire est vain. On se souvient des émotions et des ambiances mais après quelques temps, les images s'effacent. Alors, tout en roulant, je lâche lentement une main de la poignée de la chaise longue, et clic, je fais la photo.

 

 

2 Septembre. Finalement, c’est près d’une ferme que nous avons passé notre  nuit . Une seule famille vit ici, la dame emmène ses enfants chaque matin à l’école, 40 km. Si elle est mal réveillée et part de l’autre côté…c’est 100 km pour trouver une école. Cool !!
Nous enchaînons montées et descentes, notre route est perpendiculaire à une chaîne de montagnes, il va falloir les franchir les unes après les autres, vaste programme…


3 septembre. A day rest . Journée de repos. Enfin, journée sans vélo….car nous sommes partis faire une marche en montagne avec Evelyne et Derik, rencontrés au restau motel épicerie de Baker, et ces 2 là, ce ne sont pas des Mickey, ce sont de vrais marcheurs...et vachement sympa !

Nous sommes dans le parc Grand basin, au pied de la montagne qu’ils vont gravir demain, le mont Wheeler, 2ème plus haut sommet du Nevada. Super promenade, nous allons jusqu’au glacier, en sandales…et sacoche de vélo à la main, très pro.

 

 

Evelyne et Derik et au fond, leur sommet pour demain.

Nous avons la chance d’avoir Derik qui nous fait profiter de ses connaissances de géologue. Quant à Evelyne, c’est bien plaisant de discuter avec elle, son français est parfait, ses parents sont belges. La particularité de ce parc est d’abriter les pins Bristlecone, qui sont les arbres parmi les plus vieux au monde, ils peuvent vivre plus de 5000 ans.

 

Nous visitons aussi la Lehman cave, une grotte bien impressionnante, et le soir, nous finissons au barbecue des pompiers. Une journée des plus sympathiques qui clôture agréablement notre séjour  en Utah.


 
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