• DSC05557   Copie
  • DSC05626   Copie

Australie

Chez Coco et back to Darwin

Chez Coco, c’est le lieu où se retrouvent les backpackers (routards) à Katherine. A l’arrière de l’auberge, se trouve un emplacement pour quelques tentes. Étonnement, nous serons 4 cyclistes en même temps : Léo, Arthur et nous 2. Léo arrive du Sud et est en route pour Bali, Arthur arrive comme nous du Nord, après avoir parcouru la route de la soie, cela fait 16 mois qu’il pédale, et là, il est en route pour la côte Est.

DSC04167

DSC04165

 Léo est grand bavard rigolo,  très contrarié car son visa d’un an est fini, il doit rentrer en France, mais a déjà des plans pour repartir.

Arthur est peut-être le seul cycliste au monde qui transporte une pagaie cambodgienne sur son vélo. Ça ne lui servira pas beaucoup dans le désert australien, mais il est très attaché à cet objet !

C’est super sympa, nous passons notre temps à nous raconter nos histoires…de cyclistes…Notre campement est un peu roots, au milieu des poules, on dirait un campement de gypsis. A notre gauche un arbre immense héberge des chauves-souris immenses….qui font un raffut pas possible une partie de la nuit. Et puis, dès le départ d’Arthur et Leo, arrive un tandem, chevauché par un couple de jeunes italiens, Alessandro et Stefania, qui arrivent…d’Italie, ils sont partis depuis 3 ans et on travaillé 1 an en Nouvelle zélande pour se refaire une santé financière.

DSC04168

Sont échoués aussi chez coco’s plusieurs jeunes en « working holidays ». Parmi eux, Zac, un marocain belge, avec sa copine chinoise. Arrivés à Katherine, ils ont trouvé du boulot dans l'heure qui a suivi, alors nous les reverrons dans quelques semaines, après notre escapade à Bali. Oui, nous devons quitter l’Australie…pour mieux y revenir… Les australiens sont paranos côté sanitaire, ils cherchent des poux à ceux qui ont voyagé en Afrique, alors plutôt que de nous soumettre à des tas d'examens médicaux à droite et à gauche, nous avons renoncé à demander un visa longue durée, et sommes là avec un simple visa de tourisme. Nous pourrions le faire prolonger sur place, mais c'est moins cher d'aller à Bali avec l'easyjet asiatique...., donc le choix est vite fait. Nous reviendrons avec un visa tout neuf, et même si on a la tuberculose, la grippe porcine, le palu, ebola et tout le tutim, ça devrait marcher. On a plutôt intérêt à ce que ça marche car nos vélos restent en Australie pendant notre séjour indonésien.

Nous rentrons en bus à Darwin, où Naureen et Shanian (rencontrées il y a peu à Kakadu) nous attendent. Nous passons 2 nuits chez elles et une magnifique journée avec ces nanas hyper sympa. C’est la fête, la beercan regate, une course de bateaux construits avec des cannettes de bière.

2017 07 10 11.24.09

2017 07 10 11.17.48

Assis dans le sable, nous attendons le coucher du soleil, dégustant un kebab fabriqué par Cédric, un français de souche algérienne, chef dans un restau japonais très chic. Il se fait plein de fric, car il a monté en plus une petite affaire de kebab avec sa copine de Taiwan, et ils vont s’installer définitivement en Australie ! En rentrant, des effluves de fromage chaud nous titillent les narines. On hallucine complètement en découvrant le stand de 2 français (encore) qui font couler la raclette dans les assiettes. Vous imaginez, il fait 30 degrés, et ils font un tabac avec leur raclette à déguster les pieds dans le sable. Tout ça, au son du didgeridoo, joué avec brio par un artiste très connu.

.

 Même si ce type de société ne nous fait pas forcément rêver (surconsommation, beaucoup à redire sur la plan écologique), y a pas à dire, la vie est plus facile ici qu’en Europe, l’économie est en plein boom, il y a du boulot pour tout le monde, les salaires sont très hauts, surtout ici à Darwin. Alors forcément, la population est très cosmopolite, et les aborigènes sont bien déboussolés là-dedans. C’est triste de voir ce choc des cultures qui conduit un peuple vivant sur ces terres depuis des milliers de générations à un tel désespoir que ceux d’entre eux qui viennent en ville sombrent dans l’alcool et le désœuvrement. Mais les différences culturelles sont telles qu’il n’y a peut-être aucune issue positive à espérer, même si des efforts considérables sont faits de part et d’autre. Car croyez nous, à part peut être de temps à autre par la musique, comme vous le voyez sur cette vidéo, les 2 populations ne se mélangent pas. Même le gouvernement distribue de l’argent aux abos, ils vivent complètement en marge (et de nos jours sont plus enclins à manier le goulot que le pinceau) .