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Australie

De Katherine à Alice springs

30 Juillet 2017. Back to Coco’s, Australie, le retour.

De retour à Katherine, nous passons récupérer nos vélos et nous dirigeons chez Coco. Nous n’y restons pas, il y a trop de monde, le campement est surpeuplé, sûr que Gérard Collomb y mettrait de l’ordre, car pour le coup, c’est vraiment devenu un camp des migrants ! Camp de migrants plus poules partout, plus chauves-souris en rut partout, nous partons dans un autre camping. 

Alors quoi de nouveau à Katherine ? Tout récemment, un photographe imprudent a failli être bouffé par un croco de 4 m…Eh oui, nous sommes à nouveau dans le pays des lézards aux grandes dents. Pas de problème, Bruno est prêt pour repartir à la chasse.

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non toi, t'as vraiment l'air bête avec tes gants de boxe.

 

Bali c’est fini ! (air connu…) 

et déjà, souvenirs, souvenirs :

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Nous retrouvons la tente, le matelas en plastique : il faudra à nouveau faire cuire ses pâtes en plein vent, manger du pain brûlé ou pas cuit…

Avant Bali, nous avions fait un petit entrainement de vélo, nous étions vaillants comme 2 épées.

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Mais après 3 semaines de farniente, nous avons perdu toute vaillance. Nous sommes gras comme 2 petits cochons, à force de manger du babi guling (du porcelet rôti) et beaucoup de spécialités balinaises. Alors, nous savons avant de démarrer que la reprise ne sera pas facile.

Au final, ce n’est pas si terrible, mais peu après le départ, pan, un rayon qui casse. Il faut dire que nous sommes lourdement chargés, voici un aperçu de ce que nous embarquons.

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Au moment du départ, Woodworth (le supermarché) est ouvert, nous ajoutons encore pas mal de fourbi. Notre paquetage est donc composé de : 1kg et demi de pâtes, 1 kg de riz, 1 kg et demi de couscous, 1 kg et demi de flocons d’avoine, 3 kg d’oranges et 3 kg de pommes, quelques bananes, un gros céleri branche, quelques légumes, 1kg de pain , 1 kg de farine (pour refaire du pain), soupes en sachet, lait en poudre, 1 kg de raisins secs, ½ kg de dattes, du miel, une douzaine de boites de thon et sardines, ½ litre d’huile d’olive, biscuits, barres énergétiques, une boîte de bœuf légumes, thé café, et moult sachets de capuccino (c’est sacré la pause cappucino vers 10h 30 / 11 h), ½ kg de pois cassés, du lard (pour les pois cassés), divers bricoles....  Rien ne s’avèrera superflu, car le long de la route, il n’y a pas grand-chose. Arrivés à Tennank Creek, (à plus de  600 bornes de Katherine, on s’aperçoit qu’on a même clapé le tube de Vegemite !

C'est quoi la vegemite ?

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La vegemite est une pâte à tartiner brun foncé et relativement salée à base d'extrait de levure, essentiellement consommée en Australie et en Nouvelle-Zélande

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C'est une proche cousine du Cenovis suisse et de la Marmite anglaise, dont la pénurie durant la Première Guerre mondiale a été l'une des causes de sa création. Ce fut néanmoins pendant la Seconde Guerre mondiale que cette pâte à tartiner, qui faisait partie de la ration des soldats, est vraiment devenue populaire en Australie.

Selon les mythes urbains australiens, son goût et son odeur éloignent les mythiques et humoristiques drop bears (ours qui tombent des arbres...) lors d'aventures en forêt. Selon la légende, mettre de la Vegemite derrière les oreilles lors de balade en forêt permet de les éloigner. Vous pouvez voir un dropbear ici

Nous roulons sur cette emblématique Stewart Highway qui traverse l’Australie de part en part. Pas besoin de GPS, c’est tout droit jusqu’à Alice springs (à 1400 km de Darwin si on prend au plus court et qu’on ne va pas se promener comme nous dans les parcs…). A partir de Katherine, sur 1200 km, nous ne trouverons qu’un petit bourg, Tennant creek, quelques relais routiers avec des ambiances de films américains, les barbus, les chapeaux de cow boy, le billard et les publicités pour la bière. 

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Ici, Mataranka et ses sources chaudes.

 Même s’il n’y a pas trop de trafic, nous devons rester vigilants car les gens roulent vite et la route par endroits n’est pas très large. Nous retrouvons vite les vieux réflexes : quand quelque chose arrive en face, regarder dans le rétro pour voir ce qui se passe derrière, réagir vite, et éventuellement sauter sur le bas-côté. Contrairement à ce que nous pensions, ce ne sont pas les road trains les plus dangereux, mais les vieux (hi hi) en caravane ! Ne pas hésiter à leur faire un fuck off s’ils vous frôlent en vous doublant, mais ne jamais faire ça à un road train, car lui, comme il ne fait que des aller-retour sur cette route, il ne vous loupera pas la prochaine fois.

Les anciens, que l’on appelle ici les grey nomad, nous les retrouvons le soir quand nous dormons en camping ou sur leurs aires de repos. Nous les voyons peu, pourquoi ils mettraient le nez dehors ? Ils ont tout le nécessaire, la salle de bain, la cuisine équipée, le salon, la télé, le marche-pied électrique, un store de 4 mètres pour ne pas voir le ciel, des rideaux pour ne pas voir dehors et même la climatisation pour les plus fougueux. Parfois les vélos accrochés à l’arrière, pour la déco. La plupart nous ignorent, on fait un peu warrior avec notre petite tente, et repas assis en en tailleur autour du réchaud. Ma foi, il en faut pour tous les goût. Parfois on se dit qu’il pourrait y avoir un juste milieu, un pas à faire vers un peu de simplicité et de décroissance. Ceci dit, ils ne restent pas chez eux à se morfondre, et se promènent à la découverte de leur pays. 

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 Certains,  semblent sortis direct d’une BD de Tronchet. Un soir, un couple de ce style est posé à côté de nous, non content de mettre son groupe électrogène en marche pour regarder la télé une bonne partie de la nuit, Raymond nous réveille en grognant à 6 h du matin en allant faire pisser le chien.

C'est une des raisons pour laquelle nous préférons dormir carrément dans les buissons, où là, on n’est pas emmerdés !

 

 

Les petites galères qui créent les liens…

Aujourd’hui, C'est la Cata, C'est la Cata, C'est la Catastrophe  (Bernard Campan dans les 3 frères, on a les références qu’on peut…), un autre rayon qui casse….cette fois sur la roue arrière et impossibilité de démonter la cassette, l’outil idoine étant resté à la maison…... Bigre, que faire, continuons à rouler et advienne que pourra. Déjà dans notre tête des scénarios noirs, genre « faire du stop, continuer à pied…. », mais soudain, sous nos yeux ébahis, c'est le mimi, c'est le mimi, c'est le miracle ! Arrive la providence du voyageur, qui s’appelle Parrish, un jeune australien sur son vélo, et qui, travaillant dans un magasin de vélo, a l’outil magique sur lui ! Vous imaginez la chance. La probabilité de rencontrer à cet endroit ci un cycliste est déjà extrêmement faible, mais qu’il ait l’outil sur lui, cela tient du mimi, du mimi, du miracle ! (en 1400 km, nous verrons 8 cyclistes : un anglais de 78 ans, et 2 groupes de 3 allemands). 

Du coup, il a droit à la grande photo, Parrish, et merci encore !

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 Notre parcours jusqu'à Alice springs (cliquez dessus pour l'agrandir et le rendre visible):

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 Alors, à tout bientôt pour la suite du récit, car on a encore beaucoup de choses à raconter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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